Jean Kittel

Artiste, Graveur, Corrosioniste, Artisan, Imprimeur

'"Oxidum es, et in oxidum revertis" 

Chercheur en matériaux et corrosion depuis plus de 25 ans, Jean Kittel développe depuis le début des années 2020 une pratique artistique née d’une longue maturation. Sa démarche puise dans la notion du temps qui passe et dans l’idée que les choses doivent mûrir lentement, loin des désirs immédiats. La corrosion des métaux s’impose comme un médium privilégié pour évoquer la fragilité des créations humaines face à l’irréversible, et l’érosion silencieuse du temps : « Oxidum es, et in oxidum revertis ». 


Inspiré par Pierre Soulages et Hans Hartung, Jean Kittel explore les techniques de gravure d’estampes à la manière des eaux-fortes. 

Symbole de l’érosion du temps, la plaque de métal corrodé devient matière première à sublimer pour l’artiste. 

L’encrage en taille douce restitue sur le papier la mémoire de la matière disparue, tandis que la taille d’épargne préserve les zones épargnées par le temps. 

Les oxydes et carbonates métalliques qui constituent les pigments des encres rappellent ce lien originel. 

En fin de vie, la plaque avec les résidus de son dernier encrage renait comme œuvre à part entière, formant un tout indissociable avec son tirage sur papier. 


À travers ces jeux de matière, de textures et de couleurs, Jean Kittel invite le spectateur à à un une reflexion sur le temps qui passe et à une recherche du beau dans ce qui habituellement dérange ou échappe au regard.

As researcher in materials and corrosion for over 25 years, Jean Kittel has been developing an artistic practice since the early 2020s—one that emerged from a long period of reflection and maturation. His approach is rooted in the passage of time and the belief that things must ripen slowly, far from the pull of instant gratification. The corrosion of metals becomes his medium of choice to evoke the fragility of human creations in the face of the irreversible, and the silent erosion of time: “Oxidum es, et in oxidum revertis.”

Inspired by Pierre Soulages and Hans Hartung, Jean Kittel explores printmaking techniques reminiscent of etching. The corroded metal plate, a symbol of time’s erosion, becomes a raw material to be elevated. 
Intaglio inking captures on paper the memory of vanished matter, while relief printing preserves the areas untouched by time. The metallic oxides and carbonates that form the pigments of his inks reinforce this primal connection.

At the end of its life, the plate—bearing the traces of its final inking—emerges as a work of art in its own right, forming an inseparable whole with its paper print.


Through his interplay of materials, textures, and colors, Jean Kittel invites the viewer to reflect on the passage of time and to seek beauty in what usually disturbs or escapes the eye.